Page:Duplessis - Un monde inconnu, Tome 1, 1855.djvu/125

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inconnu

Le soleil darde-t-il des rayons de feu, il s’en fait une tente. Veut-il se distraire de sa paresse et de son apathie par un peu de danger, il en entoure son bras et va se jouer avec les taureaux. A-t-il besoin de quelques réaux pour satisfaire sont modeste appétit, il l’étend sur la plaza du marché, en guise de table, se met à battre les cartes, et pour peu que son adresse le seconde, il ne tarde pas à trouver dans la bourse de quelque adversaire, un moyen de convertir ses cuartillas de cuivre en monnaie blanche. Enfin, le soir, lorsqu’il songe à se reposer de son inaction de la journée, si la nuit est belle, il choisit un trottoir bien uni pour ses rêves, si le temps présage de l’orage, quelque enfoncement qui le mette à l’abri, et son zarape sert alors de lit complet, moins l’oreiller, qu’il remplace par un pavé.