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inconnu

rizon, n’était autre chose que le commandant de la place, le capitaine Norris. Gros et vieux militaire tout rebondi, le senor Norris avait vu la rapide fortune de don Antonio avec un extrême sentiment de jalousie ; et comme il ne pouvait le suivre dans ses luxueuses dépenses, il mettait son bonheur à lui décrire les nombreux fueros, dont lui, Norris, jouissait comme militaire et comme officier ; puis ensuite, il affectait de le plaindre, de ce que, tout riche qu’il était, il n’avait jamais goûté de semblables honneurs.

Antonio, en sa qualité de nouveau parvenu, entrait en fureur à cette idée, et ces simples piqûres faites à son amour-propre se changeaient en autant de blessures.

Un jour, vers les huit heures du soir, et peu de minutes après l’arrivée du courrier de Mexico, on vit don Antonio P…, traverser