Page:Duplessis - Un monde inconnu, Tome 1, 1855.djvu/152

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
146
un monde

les rues sablonneuses d’Acapulco au plus effréné galop de son cheval. Il riait, gesticulait, et semblait en proie à une de ces émotions violentes que notre faible nature ne peut éprouver sans coudoyer la fièvre chaude. On se hâta de courir après lui, de peur qu’il n’allât se précipiter dans la mer ; mais ces craintes étaient vaines, car don Antonio s’arrêta devant le château-fort, qui servait de caserne à la garnison, une cabane assez complète, située sur une éminence et défendue par un canon de quatre. Norris, nonchalamment couché dans un hamac, fumait une cigarette de Guyaquil et jouissait en silence de sa dignité, chaque fois qu’un de ses dragons, en passant près de lui, se tirait une mèche de cheveux en guise de salut militaire.

— Tous les hommes sous les armes ! s’é-