Page:Duplessis - Un monde inconnu, Tome 1, 1855.djvu/205

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Toluca, au petit trot de mon cheval, et ne songeant à rien, si ce n’est à respirer la brise de la nuit, lorsqu’un bruit de galop se fit entendre derrière moi. Je vous avouerai que n’étant chargé d’aucune valeur importante, je n’y pris d’abord nullement garde et ne songeai même pas à retourner la tête pour voir le compagnon nocturne que le hasard m’amenait… Je méritais certes d’être puni de cette imprudence, et la leçon, à défaut de châtiment, ne me manqua pas, car peu de temps après, un énergique juron me retira brusquement de ma rêverie, et je vis un sabre étincelant dans l’ombre et bravement dirigé vers ma poitrine. L’instinct de la défense, qui est plus rapide chez moi que la réflexion, ne me fit pas défaut cette fois, car je parai avec mon zarape le coup qui m’était destiné, puis, la réflexion arri-