Page:Duplessis - Un monde inconnu, Tome 1, 1855.djvu/311

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inconnu

— Voyez comment après avoir été si superbe, il est encore resté bouillant et brave. Ce cheval est plein de noblesse et de cœur.

J’allais répondre, mais l’Anglais m’en empêcha.

— Vous êtes ginete, senor ? dit-il en s’adressant à Escondrillo.

— Si, senor, répondit simplement et sans ostentation aucune le fameux coureur.

— Ils se croient, tous ici, des cavaliers accomplis, me dit l’Anglais à voix basse et avec un certain air de mépris. Puis élevant la voix :

— Et que pensez-vous de ce vieux cheval, senor ?

— Je pense que s’il m’appartenait, je saurais le faire respecter, répondit Escondrillo en me faisant un signe de l’œil, presque imperceptible il est vrai, mais que je compris