Page:Duplessis - Un monde inconnu, Tome 1, 1855.djvu/310

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un monde

J’étais absorbé en entier dans la contemplation de ses gentillesse, lorsque deux interpellations qui me furent adressées, l’une à ma droite et l’autre à ma gauche, me firent relever la tête.

À droite, je reconnus un jeune et riche Anglais, assez présomptueux, soit dit en passant, et grand amateur de chevaux. — Si vous faites un tour de plus d’Alameda, me disait-il, n’oubliez pas que ma voiture est à vos ordres, car votre invalide de cheval succombera sans aucun doute à la fatigue… et vous laissera à pied… sans compter toutefois qu’il peut encore mourir de vieillesse.

À ma gauche, la seconde interpellation m’était adressée par Escondrillo.

— Ce brave Tordillo, me disait l’écuyer, en regardant avec amour ma pauvre monture.