Page:Duret - Voyage en Asie.djvu/148

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

plus grande qu’ailleurs, et le prestige des premiers s’en trouve accru d’autant.

Il faut en outre se rendre bien compte du genre d’étude suivi par les lettrés. Les lettrés chinois donnent pour assise à leurs connaissances l’étude assidue des classiques. Les livres classiques, qui ont pour eux l’autorité la plus haute qu’il soit possible d’acquérir, se divisent en deux parts : dans l’une, sont les cinq King ou cinq Classiques proprement dits ; dans l’autre les quatre Shou ou quatre Livrer. Les cinq King sont : le Yih ou livre des changcmcnls, composé par Ouan-Ouang 1150 ans avant Jésus-Christ ; le Shou ou livre des documents historiques, dans lequel se trouve l’histoire de la Chine, de 2350 à 770 ans avant Jésus-Christ ; le Shi ou livre des poésies, une des plus anciennes collections d’odes connues ; le Liki ou recueil des rites, écrit par Chau-King sous l’inspiration des idées de Confucius, et le Tchoun-Tsiou ou le printemps et l’automne, chroniques historiques attribuées à Confucius et contenant l’histoire de la Chine, de 742 à environ 480 ans avant Jésus-Christ. Les quatre Shou sont l’œuvre de quatre philosophes : le premier est rempli dos conversations de Confucius ; le second est généralement