Page:Duru et Chivot - La Fille du tambour-major.djvu/16

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Le mari, qu’un beau zèle enflamme,
S’en va nous chercher son vin vieux,
Et pendant ce temps-là sa femme
En cachett’nous fait les doux yeux.
Pif ! paf !
En amour, en guerre,
Pif ! paf !
En avant, morbleu !
Pif ! paf !
En bon militaire,
Pif ! paf !
On s’élance au feu !

ROBERT, regardant autour de lui

Ah ça ! où sommes-nous ici ?… Ça m’a l’air d’un couvent.


MONTHABOR.

Comme qui dirait une caserne de demoiselles… pas vrai, Griolet ?


GRIOLET.

C’est mon avis, papa Monthabor… mais où sont-elles donc, les demoiselles ?


MONTHABOR.

Envolées, que je supperpose… la cage est vide.


ROBERT.

Ça me fait cet effet-là.


MONTHABOR, s’épongeant le front.

Corbleu ! que j’ai chaud ! Foi de Monthabor, tambour-major à la 20e demi-brigade ; je fonds comme du beurre !… Et toi, Griolet ?


GRIOLET, s’épongeant le front.

Moi idem, papa Monthabor… c’est ce polisson de soleil qui vous tape sur la coloquinte…


ROBERT.

Ah bah !… nous en verrons bien d’autres… Nous étions tranquillement bivouaqués en Suisse, quand,