Page:Duru et Chivot - La Fille du tambour-major.djvu/68

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MONTHABOR.

Au grenier !


GRIOLET.

Avec les souris…


ROBERT, gaîment.

Ah bah ! nous en avons vu bien d’autres… Il me semble que nous n’avons pas pour habitude de nous dorloter dans des lits de plume… Est-ce que par hasard vous devenez des sybarites !


MONTHABOR, avec indignation.

Des sybarites, jamais !


ROBERT.

Va donc pour le grenier, nous y serons très bien.


CLAUDINE.

Je vas voir ça. (A part.) J’aurai l’œil au grain. (Haut.) Et quand on voudrait vous fourrer dans une cabane à lapins, je vous réponds, mon lieutenant, que grâce à moi, vous y serez comme un cœur… (le regardant amoureusement) comme un cœur…


GRIOLET, à part.

Mais c’est de la démence… elle est passionnée pour cet homme !

On entend une musique de danse dans un salon voisin.


MONTHABOR.

Tiens, tiens !… entendez-vous ?


ROBERT, remontant.

On danse par là.


GRIOLET, de même.

C’est une fête.


CLAUDINE, même jeu.

Un bal !