Page:Edgar Poe Arthur Gordon Pym.djvu/177

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lustré et très-brillant, ainsi que les pieds. Mais la beauté principale du plumage consiste dans deux larges raies couleur d’or qui descendent de la tête à la poitrine. Le bec est long, quelquefois rose, quelquefois d’un rouge vif. Ces oiseaux marchent très-droits, avec une allure pompeuse. Ils portent la tête très-haut, avec leurs ailes pendantes, comme deux bras ; et comme la queue se projette hors du corps sur la même ligne que les cuisses, l’analogie avec la figure humaine est vraiment frappante et pourrait tromper le spectateur au premier coup d’œil ou dans le crépuscule du soir. Les pingouins royaux que nous trouvâmes sur la terre de Kerguelen étaient un peu plus gros que des oies. Les autres genres sont : le pingouin macaroni, le jack-ass et le pingouin rookery. Ils sont beaucoup plus petits, d’un plumage moins beau, et différents à tous égards.

Outre le pingouin, on trouve encore sur cette île beaucoup d’autres oiseaux, parmi lesquels on peut citer le fou, le pétrel bleu, la sarcelle, le canard, la poule de Port-Egmont, le cormoran vert, le pigeon du Cap, la nelly, l’hirondelle de mer, la sterne, la guifette, le pétrel des tempêtes, ou Mother Carey’s chicken, le grand pétrel, ou, dans la langue des marins, Mother Carey’s goose, enfin l’albatros.

Le grand pétrel est aussi gros que l’albatros commun, et il est carnivore. On le nomme souvent pétrel brise-os, ou pétrel-balbusard. Ces oiseaux ne sont pas du tout farouches, et quand ils sont convenablement assaisonnés, ils font une nourriture assez passable. Quelquefois, en volant, ils rasent de très-près la surface des eaux, avec les ailes