Page:Edgar Poe Arthur Gordon Pym.djvu/189

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aucune brume. Aussi fûmes-nous pleinement convaincus que, si jamais des îles avaient existé dans le voisinage à une époque antécédente quelconque, présentement il n’en restait plus aucun vestige. Depuis mon retour dans mes foyers, j’apprends que le même parcours a été soigneusement suivi en 1822 par le capitaine Johnson, de la goëlette américaine Henry, et par le capitaine Morrell, de la goëlette américaine Wasp ; — mais ces messieurs n’ont pas obtenu de meilleurs résultats que nous.




XVI


EXPLORATIONS VERS LE PÔLE.


Il entrait primitivement dans les intentions du capitaine Guy, après avoir satisfait sa curiosité relativement aux Auroras, de filer par le détroit de Magellan et de longer la côte occidentale de Patagonie ; mais un renseignement qu’il avait reçu à Tristan d’Acunha le poussa à gouverner au sud, dans l’espérance de découvrir quelques petites îles qu’on lui avait dit être situées par 60° de latitude sud et 41° 20′ de longitude ouest. Dans le cas où il ne trouverait pas ces terres, il avait le projet, pourvu que la saison le permît, de pousser vers le pôle. Conséquemment, le 12 décembre[1], nous cinglâmes dans cette direction. Le 18, nous nous trouvâmes sur la position indiquée par Glass, et nous croisâmes pendant trois jours aux environs sans découvrir aucune trace des îles en question. Le 21, le temps étant singulièrement beau, nous remîmes

  1. Erreur de date, évidemment. — C. B.