Page:Eliot - Middlemarch, volume 1.djvu/229

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tionnellement apostolique, éloquent et tout ce qui s’ensuit ; et je serai le dernier à m’abstenir… suivant les circonstances, vous savez.

— Il me semble qu’on ne vous a farci la tête que d’un seul côté de la question, dit M. Frank Hawley, qui n’avait peur de personne et qui, en sa qualité de tory, soupçonnait volontiers partout des manœuvres électorales. Vous semblez ignorer que l’un des hommes les plus dignes que nous possédions a rempli ici, pendant des années et sans rétribution, le poste de chapelain, — et que c’est à lui qu’on propose de substituer M. Tyke.

— Je vous demande pardon, monsieur Hawley, dit Bulstrode ; M. Brooke a été mis tout à fait au courant du caractère et de la situation de. M, Farebrother.

— Par ses ennemis, cria M. Hawley.

— Messieurs, dit M. Bulstrode avec calme, tous les points de vue de la question peuvent être établis en peu de mots ; et, si quelqu’un, ici présent, soupçonne qu’un de ces messieurs, sur le point de voter, n’en ait pas eu pleinement connaissance, je puis ici même récapituler les considérations qui influeraient sur l’un et l’autre parti.

— Je n’en vois pas l’utilité, dit M. Hawley. Je présume que nous savons tous pour qui nous allons voter. Quand on aime la justice, on n’attend pas à la dernière minute pour connaître les deux côtés d’une question. Je n’ai pas de temps à perdre et je propose que l’affaire soit mise aux voix immédiatement.

Une courte mais chaude discussion s’engagea encore avant que chacun écrivît « Tyke » ou « Farebrother » sur un morceau de papier et le glissât dans un large verre à boire ; dans l’intervalle Bulstrode vit entrer Lydgate.

— Je m’aperçois que, jusqu’ici, les votes se partagent également, dit Bulstrode d’une voix claire et perçante. Puis, regardant Lydgate : Il y a encore un vote à donner, un