Page:Encyclopédie méthodique - Philosophie - T1, p2, C-COU.djvu/54

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Nnnnt CEL CEK ~t rences As-land, ~< (i) t <Mtcontmè Hérodote !’appetle leur temple leur langue la terre des héro$ le au<ïi long-tems qu’ils demeuroient dans la contrée. ~-< <-<< Selon!esapparences As-land ~< (i) fignifioitdans leur languela terre des héro$ le pays où les grands tcigneurs psNoien: pour y moitfonnerdes lauriers SeAtlas, ou ~</«j, un noblefeigneur.Peut-être au(Hque ce nomd’~ eit caché dans ceux de (2.) L<<Mj de B/~r~ de T/M~ que dés héros Thraces & Lydiens ont porté. Les Goths au lieu de dire j prononçoient(;) Ans 6e ce mot deSgnoit par- mi eux un héros un grandfeigneur. Leslatins, tes grecs, les germains8eles perfes changoient encore plus la prononciation de ce mof. Les latinsdifoient H~nMle feigneur, &nt~ la,.dame. < Les grecs (~) .Hew un feigneur un demi- dieu, Hcra, ou Era la dame c’ett-a -dire la terre, les germainsN~r un maître un grand feigneur & les pertes (p un homme Hiuftre, diûihgué, un héros. Le nom Gaulois de N~ étoit donc. un titre j une épi~hètede la divinité. On comprendfacilement après cela, que des étrangers ayant oui dire aux gensdu pays qu’ils adoroient B</fMT~M~ purent croire que ces deux noms déngnoient deux divinitésdt<térentes de !a même manière que les grecs dont j’ai parléplus haut, firent d<rj P/M P<~<rdes aborigènesj deux dieux diffë- rens. i". L’atttretbttrce de l’erreur ou font tombés les auteurs qu: d:a:npsent le Msrs des ~-AMde leur Mercure, c’eft la diver6té du culte que ces I peuplesoffroient leur dieu (upréme. Les na- tiensqui avoient une demeurefixe tenoientleurs anemNéesreligieufes, ou dans une forêt, au- I tour d’n arbre confacré ou fur des collines, autourd’un amasde pierres. Les Nomades au contraire, c’elt-a dire lespeuplesqui menoient une vie errante Sevagabonde formoient avec de la terre & des fafcines, f6) une espèce de collineartincielle au haut de laquelleils plan- toient une épéet & c’ëtoitia leur ianctuaire. (t) fMe Hero~ot.4. <t~. . .(*)~t’~tTyMat"’<apMdI.ydM.He~<-A. Bt/y~M. Heros Thrax. ~HM. ~M.prttionts.DyMAe~rex. Idem. (?) Gothi proceres <hM non puros homines ] M Semtdeot, td eft ~t/~ vocavemnt.~oM<m<f.Go<A. M~. t}. p. 61g. < (~) ’H~<f PnecenentM vittnte, Semidei, v)fi ge- i f ftfoC. He/ycA~~t fex princeps. ~«  ~< Terra. ) 7</Mt.A medietare a~m, uf~ue in montium tern*~ que connnia Hemithei HeroZ~ue verrantur < qui ex eo quod heMm, terram vereres dixerunt, heroes nunettpaatUt. ~Mf<M.c<t~N. ~tyr. M . t. . p. ~o. (~ A))T~MagatM, Mt~rh. AtT<H<nHetoes apud i Perras Ne/y<-A. (t) ~fc<~<. <t. ] <~ ou comme Hérodote l’appetle leur temple 1 auMilong-temsqu’ilsdemeuroientdansla contrée. Tous les peuples Celtes en général, quand ils faifoientla campagne & qu’ils étoient à la vue de l’ennemi ptan<6ieattacs autre f:tçon, au milieu du camp une épëe ou une hakbarde qui étoit le fimulacre.du dieu qu’ils adoroient. H ne faut pas être furpris que les grecs & les romains prévenus de leurs idées j avent cru que le dieu que les Celtes(ervoieni autour d’un amas de pierres étoit Mercure~ Sequ’ils ayent pris pour Mars éelui dont le fimulacreétoit une épëe. Je crois donc pouvoir conclure préfentemeht, queles peuplesCeltesn’adoroient~pùs qu’un feul Dieu (upréme qu’ils appelloient I< ou 77~ 8c que les étrangers ont appellé tantôt Mer- cure tantôt Mars Jupicer j Samrnëj ou Piuton par les raifons ue j’en ai alléguées. S’il étoit vrai comme piuheurs l’ont ero,que !e S’il étoit vrai c:omme[~!udeU!s.1’~nt %,LU, 4uqz le Mars des Celceseut ëte unedivinité pacticutière ot fubalteme j’avoue que je ne fauroisqu’en faire ni dans quelle claffele ranger.’ Ces peu- plesne’connoiubtent point le culte des morts. Ils ne rendoient point de fervicereligieuxaux ames de leurs héros, 8: à la réferve du Dieu fu- prême ils n’en reconnoiubient aucun 0111~ fût attaché à quelque élément, au feu, à l’air, )t l’eau à la terre. C’eK ce qui me conduità.par- ler des divinitésfubalternesque ces peuplespla- çoient dans les élémens 8c dans les dinérentc< partiesde la manéte. J’ai montré au long, danslesparagraphespré- cédons que les peuples Celtes rendoient un culte religieux aux ëlémens, & à toutes les dif- férentesparties du mondevifible. Ce culte étoit fondé fur la periuaCon«u’il réRdoitdans l’air i dansle feu, dans l’eau danstous les corps, que nous regardonscomme inanimés des intei- Itgences qui avoient une auëx grandefupériorité fur l’homme tant par les lumièresj que par la puiffancedont elles étoient douées, pour mërL. ter un fervice religieux de fa part. Dans le fond cette idée au lieu de leur être parti- culière, étoit communeà la plupart descavens. Ne comprenantpas qu’une matièremorte &ia- fenfiblé, put avoir en elle-mêmele principe du mouvement ni la venu de fë mouvoirj avec une fageue & un-ordre admirable; ne croyant pas que ce fut une chofedignede l’être (upréme de defcendredanstous les<!étai!sque demandela confervation& la conduite de l’Universj ils lui alfocioient des intelligences (ubatternes qui avoient chacune fon diRrict& fon département particulier. I! ne faut pas douter que ce ne toit ici l’origine de la plus ancienne idolâtrie. Le foleil, la lune, l’armée des cieux en furent les premiers~objets parce qu’on jugea que les aures T1inn