Page:Esquieu, Louis - Les jeux populaires de l'enfance à Rennes.djvu/39

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Le cheval fondu. — Un enfant se place devant un mur auquel il s’appuie en inclinant la tête, derrière lui cinq ou six de ses camarades se mettent en file dans la position du mouton. Ceux qui restent prennent leur élan et doivent franchir le plus de moutons qu’ils peuvent. Ceux-ci sont tenus de rester fermes malgré le poids qu’ils supportent, jusqu’à ce que le dernier qui a sauté ait frappé trois coups dans ses mains. Alors, le cheval fond, et c’est un pèle-mêle indescriptible qui donne naissance aux incidents les plus grotesques. Si le dernier n’a pas le temps de frapper les trois coups avant que le cheval ne fonde, c’est lui qui va ensuite se placer au mur. C’est le poste le plus pénible, celui qui l’occupe ayant à supporter tout le poids des moutons et des sauteurs. — Quand les moutons faiblissent, avant le signal, leurs camarades les blâment et leur reprochent « d’avoir avaché ».

4. — Cache-Cuté. — Tout le monde connaît ce jeu où un chat doit chercher les joueurs qui se sont cachés (cutés), pour tâcher d’en frapper un qui prendra sa place. Il n’est pas essentiellement populaire, mais les enfants possèdent dans leur « Académie des jeux » des dérivés du jeu de cache-cuté qui leur sont particuliers.

Outre le vrai jeu de cache-cuté où quelques joueurs se cachent comme je l’ai dit ci--