Page:Eugène Le Roy - Jacquou le Croquant.djvu/434

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IX


Mon histoire tire à sa fin. Les soixante ans qui suivent peuvent se conter brièvement : il n’y a que des événements communs.

Le dimanche après notre mariage, sans plus tarder, je m’en fus avec ma Bertrille à Fanlac pour rendre nos devoirs au chevalier de Galibert et à sa sœur. Quoique je leur eusse mandé que je prenais femme, ce n’était pas suffisant. Mais, arrivés là-bas, la veuve de Séguin le tisserand nous dit que la demoiselle Hermine était morte il y avait un an à la Saint-Martin. Quant à son frère, il était toujours là, bien vieilli tout de même, et attristé de la mort de sa sœur. Nous le trouvâmes dans le salon à manger, devant un grand feu de bûches, se chauffant les jambes où il avait des douleurs qui lui faisaient serrer