Page:Fabre - Chroniques, 1877.djvu/207

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et comme en tremblant, la pensée tout à tour redescendait la route des années parcourues et se laissait glisser sur la pente moins douce des années à venir. Chacun de nous se revoyait au temps où il suivait pas à pas jusqu’à l’autel sa mère qui savait montrer à ses yeux émerveillés, à son cœur soumis, visible quoique caché au fond du sanctuaire, le Dieu bon et chérissant les petits enfants ! Et le voile de la vie se soulevant aux deux extrémités, on apercevait en même temps le jour où, penchant la tête comme ces pieux vieillards, l’on recevra le pardon suprême.