Page:Fabre - Chroniques, 1877.djvu/7

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


CHRONIQUES

Québec[1]


Mesdames et Messieurs


Le désastre qui vient de frapper Québec a excité dans le cœur de la population de Montréal, toujours ouvert aux nobles sentiments, une vive et profonde sympathie. Si la souscription qu’elle a versée jusqu’ici dans le fonds de secours n’a pas été aussi forte que l’émotion qu’elle a ressentie, il faut l’attribuer uniquement aux appels réitérés faits à sa générosité, dans ces derniers temps surtout, au nom d’infortunes augustes ou touchantes. Montréal est la patrie adoptive des souscriptions : elles y poussent en toute saison ; si quelques-unes n’arrivent pas au chiffre que l’on comptait atteindre, c’est que d’autres

  1. Causerie lue dans une soirée musicale et littéraire, donnée, à Montréal, le 5 novembre 1866 au profit des incendiés de St. Roch et de St. Sauveur.