Page:Fabre - Une nouvelle figure du monde. Les Théories d’Einstein.djvu/40

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inutile aux mines et aux fabriques de retourner aux champs ?

Nous pouvons seulement, des lois énoncées et de nos anticipations, conclure avec certitude :

Les découvertes einsteiniennes ne détruisent pas l’édifice des sciences de l’ingénieur, mais ouvrent à celui-ci des voies illimitées.



Je rassure le lecteur indécis qui dans l’ivresse de son imagination se demande tout à coup s’il n’est pas le jouet d’un rêve et si on va lui fournir un semblant de preuve sur quoi on puisse étayer tant d’hypothèses.

Il y a jusqu’à ce jour des preuves de deux sortes.

Les premières sont la parfaite convenance des explications einsteiniennes aux phénomènes de radiations lumineuses jusqu’à présent inexpliquées, telles que celles du radium.

Les deuxièmes sont les vérifications expérimentales des calculs d’Einstein appliquées aux corps se mouvant à des vitesses considérables telles que celles des corpuscules cathodiques qui atteignent 250 000 kilomètres par seconde.

La valeur démonstrative de ces preuves n’est accessible qu’aux mathématiciens et je demande à mes lecteurs de vouloir bien m’en croire s’ils ne désirent pas être traînés sur les chemins étroits de l’analyse.