Page:Fabre - Une nouvelle figure du monde. Les Théories d’Einstein.djvu/41

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Nous ne nous sommes occupés que du mouvement uniforme, c’est-à-dire effectué à vitesse constante. Que se passe-t-il dans le cas d’un mouvement accéléré où la vitesse s’accroît à chaque instant ? Nous le savons par expérience : par suite de l’inertie, nous sommes projetés en avant au moment où la locomotive accroît brusquement son allure. Même dans la nacelle close et sans repères du dirigeable silencieux dont nous avons parlé, nous aurions conscience du mouvement accéléré. Donnons à cette nacelle un mouvement de descente ayant une accélération égale à celle qu’elle aurait en chute libre. L’observateur ne saura distinguer par un effet quelconque, mécanique ou autre, la différence entre ce mouvement accéléré artificiel et l’accélération de la pesanteur.

C’est ce qu’exprime le principe de l’équivalence qu’énonce Einstein :

L’effet qu’exerce la gravitation sur le cours des phénomènes observés par un observateur au repos ne diffère en rien de celui que cet observateur constaterait s’il se mouvait dans un espace libre de gravitation avec une accélération égale à celle de la pesanteur.

Partant de là, Einstein démontre la compatibilité de toutes les lois scientifiques avec les