Page:Fabre - Une nouvelle figure du monde. Les Théories d’Einstein.djvu/45

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Disons en terminant quelques mots sur les récentes découvertes, en des domaines très différents, qui confèrent aux théories d’Einstein un extraordinaire caractère de fécondité sinon de certitude :

1° On sait que les couleurs sont des oscillations lumineuses comparables à celles d’un chronomètre. Si le temps ne s’écoule pas de même sur la terre, par exemple, et sur le soleil, si les chronomètres ne peuvent avoir les mêmes durées d’oscillation, on peut dire que le même corps n’aura pas la même couleur sur la terre et sur le soleil. Einstein a calculé que le métal sodium par exemple devait donner sur la terre une flamme dont il a déduit exactement de ses théories les caractéristiques par rapport à celle que donne le même métal dont on a constaté la présence dans l’atmosphère du soleil. Ses prédictions ont été vérifiées,

2° Des mêmes théories et sans faire intervenir en quoi que ce soit une hypothèse spéciale, Einstein a pu tirer l’explication du mouvement du périhélie de la planète Mercure, c’est-à-dire d’une aberration d’une valeur de quarante-trois secondes dont la course de cette planète s’est déplacée dans l’espace d’un siècle. Cette aberration était jusqu’ici demeurée une énigme pour les savants.

3° Enfin Einstein avait démontré qu’un rayon lumineux qui traverse le champ de gravitation