Page:Fabre - Une nouvelle figure du monde. Les Théories d’Einstein.djvu/77

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était possible de tenter une nouvelle synthèse. Celle-ci est remarquable par l’ingéniosité et le mélange de prudence et de hardiesse qu’elle révèle.

Lorentz a voulu :

1° Se baser sur des hypothèses aussi générales que possible, et paraissant hors de doute ;

2° Unifier les phénomènes dispersés ;

3° Lier intimement l’ancienne idée d’un substratum particulier aux valeurs positives de la théorie de Maxwell.

Toutes les expériences citées plus haut pouvaient s’expliquer par un système d’hypothèses fondamentales que Lorentz énonça comme suit :

A. L’éther est immobile ; il ne participe pas au mouvement des corps, et des déformations y sont impossibles.

B. L’éther pénètre tous les corps.

C. Aucun corps mobile ne peut dans son mouvement entraîner l’éther ;

Aucune hypothèse n’était faite sur la constitution de l’éther qui était simplement un espace dans lequel pouvait naître un champ électromagnétique.

Partant de là, Lorentz ramenait par une déduction géniale les trois sortes de courants connus (voltaïques, électrolytiques et de convection) à un seul type.

Aux équations purement mathématiques de