Page:Fabre d’Églantine - Œuvres mêlées et posthumes, t. 2, 1802.djvu/201

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Tout transporté d’amour et d’allégresse,
Malgré le Dieu, je prends sa belle main :
Elle s’éveille ; et d’un air de tendresse,
Me voit, soupire, et se rendort soudain.

N’écoutant plus que l’ardeur qui m’agite,
Sans respecter son paisible sommeil,
Pressant mon cœur sur le sien qui palpite,
Par mes transports je hâte son réveil.

D’un air touchant : « Cher ami, me dit-elle
« Sans en rougir, je t’aime pour toujours ;
« Puisse ton cœur, comme le mien fidèle,
« Voir couronner ses vœux et ses amours. »

Alors, épris du transport le plus tendre ,
Je l’embrassai : son coeur pousse un soupir ;
Et ce baiser, qu’elle voulut me rendre,
En m’éveillant, termina le plaisir.