Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/100

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eux-mêmes la lune et son ambroisie ; les Açwins sont comme les épouses des serviteurs. Abandonnant le mont Oudaya, ils conduisent avec joie le troupeau des nuées, et, partis avec le jour, ils répandent la pluie, mère de la fécondité.

» Vous faites reconnaître de nos yeux les dix points de l’espace éclairés devant vous ! Les rishis parcourent cette route unie, que vos chars foulent sur nos têtes ; ils y sont suivis par les Dieux ; mais les hommes ne marchent que sur la terre ! 724-725.

» Vous rendez la variété aux couleurs ; vous faites reprendre aux choses leurs diverses formes. Les Açwins excellent par-dessus tous les différents êtres ; ils sont eux-mêmes des soleils ; il s’avancent avec les Dieux pour cortège ; mais les hommes ne marchent que sur la terre !

» Les Açwins n’ont pas une bouche menteuse. Açwins, je vous honore, vous et la guirlande de lotus, que vous portez. Les Açwins sont véridiques, ils sont immortels, ils sont droits ; ils viennent, ces Dieux, vers le soma, ruisselant sur l’autel comme sur une colline. 726-727.

» Qu’ils goûtent de leur bouche, ces Dieux brillants de jeunesse, le premier fruit du jour, maintenant que, la nuit étant expirée, le soma ruisselle sur l’autel comme sur une colline. A peine éclos, le jour nouveau-né dévore la nuit sa mère ; tandis que les Açwins conduisent le troupeau des nuages dans les routes de la vie ! » 728.

Les deux Açwins, ainsi loués par lui, se manifestent et lui disent : » Nous sommes contents ; ce gâteau est pour toi ; mange-le ! » 729.

À ce langage, il répondit : « Vos Déités ne m’ont jamais trompé ; mais je ne puis manger ce gâteau, que je n’ai pas donné à mon gourou. » 730.