Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/129

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


qu’elle en est sortie ; et la vie a quitté entièrement cette déplorable fille d’une Apsara et d’un Gandharva. 966.

» Ne livre donc plus, mon fils, ton âme au chagrin d’aucune manière. Cependant il est un moyen créé jadis par les Dieux magnanimes. 967.

» Pramadvarâ, si tu veux l’employer, te sera bientôt rendue. » — « Quel est ce moyen ? interrompit Rourou. Dis-le avec sincérité, ô toi, qui fais route dans les airs.

» Aussitôt que tu l’auras dit, je l’emploierai. Que ton excellence daigne me sauver ! » — « Donne, fils de Bhrigou, répondit le messager des Dieux, une moitié de ta vie à la jeune fille. 968-969.

» A ce prix, elle ressuscitera pour devenir ton épouse. » — « Je donne une moitié de ma vie à la jeune Pramadvarâ ! ô le plus grand de ceux, qui ont des ailes, reprit aussitôt Rourou. 970.

» Que ma fiancée ressuscite, parée d’amour et de beauté ! » Ensuite, ajouta le petit-neveu de Soûta, le roi des Gandharvas et le messager des Immortels, ces deux éminences, 971.

Vont trouver le souverain des morts et lui tiennent ce langage : « Dharmarâdja, que, rachetée avec une moitié de sa vie, la noble Pramadvarâ, quoique descendue chez les morts, revienne au monde, si tu veux bien, pour être l’épouse de Rourou. » — « Si tu désires, messager des Dieux, répondit Yama, que Pramadvarâ soit l’épouse de Rourou, 972-973.

» Je lui permets de ressusciter, grâce au don, que Rourou lui fait, d’une moitié de sa vie. » Aussitôt ces paroles dites, continua le Soûtide, la jeune Pramadvarâ de se lever. 974.