Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/133

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« Le brahme ne blessera jamais qui que ce soit de tous les êtres animés ; le brahme sera doux même ici-bas. » C'est la plus haute leçon de nos saintes écritures. 1005.

» L’homme, qui sait le Véda et les Védângas, n’attente certes ! point à la vie des êtres : la douceur, la véracité, la patience, il ne s’écarte jamais de ces lois. 1006.

» Le premier devoir du brahme, c’est l’observance des Védas ; n’envie donc pas au kshatrya l’exercice de son devoir. 1007.

» Porter le bâton, être redoutable, protéger les créatures avec l'épée : telles furent les fonctions assignées au kshatrya. Écoute-moi bien, Rourou. 1008.

» Jadis la mort des serpents fut l’objet du sacrifice, que célébrait Djanamédjaya ; mais, dans l’effroi des serpents, au milieu même du sacrifice, leur salut vint d’un brahme, qui avait abordé à la rive ultérieure du Véda et des Védàngas, que la pénitence avait doué de force et de puissance, Astîka, le plus grand des brahmes, ô le plus vertueux des régénérés. » 1009-1010.

« Comment le roi Djanamédjaya faisait-il du mal aux serpents ? demanda Rourou ; ou pour quelle raison, ô le plus grand des brahmes, les serpents étaient-ils frappés dans ce sacrifice ? 1011.

» Pourquoi les serpents furent-ils sauvés par le sage, Astîka, le plus vertueux des brahmes : j’ai le désir d’entendre complètement cette histoire. » 1012.

« Tu entendras ailleurs, Rourou, de la bouche des brahmanes, toute la grande histoire d’Astîka, » lui répondit le rishi, qui disparut à ces mots. 1013.

Rourou, continua le Soûtide, parcourut le bois entier de tous les côtés, cherchant le brahme éclipsé ; mais à