Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/251

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


« Un brahme, qui est savant, lui répondirent les assistants, est toujours vénérable aux rois, fût-il même un enfant, et celui-ci est dans ces conditions. Donc, il mérite que tu accomplisses tous ses désirs afin que Takshaka vienne promptement à nous. » 2115.

Dans le moment, où le roi, dispensateur des grâces, voulait dire au jeune homme, reprit le Soûtide ; « Choisis une grâce ! » Voici que le hotri se met à prononcer d’un cœur peu satisfait cette parole : « Takshaka ne vient pas encore dans le sacrifice ! » 2116.

« Que vos révérences, repartit Djanamédjaya, s’efforcent toutes par de plus grands moyens que j’atteigne à mon but et que Takshaka vienne promptement ; car c’est mon ennemi. » 2117.

« Suivant ce que disent les Çâstras, observent les prêtres officiants, selon ce qu’annonce le feu, Takshaka, mourant de peur, est caché dans le palais d’Indra, » 2118.

» Comme l’ont dit les brahmes,en s’éclairant des Védas, comme l’a répondu naguère aux questions du roi le magnanime Lohitàksha, versé dans les Pourânas : « Sire, a dit ce chef du sacrifice, j’ai consulté le Pourâna, et je t’assure qu’Indra lui a fait cette grâce : « Habite sous mes yeux bien gardé, dans mon palais, de peur que tu ne sois consumé par le feu. » 2119-2120.

A ces mots, le roi consacré par l’initiation resta dévoré de chagrin, excitant le hotri dans le temps et dans l'œuvre. Alors, déployant ses efforts, celui-ci de sacrifier avec d’irrésistibles invocations ; et Indra vint lui-même, 2121.

Rempli de majesté, monté sur un char céleste, environné par tous les Dieux, qui chantaient ses louanges, et