Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/31

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Védântas ; par mes soins, les histoires et les Pourânas ont ouvert les yeux, et le passé, le présent et l’avenir, cette triade fut ce qu’on appelle le temps. J’ai défini la vieillesse, la mort, la crainte, la maladie, l’être et le non-être, le caractère de la vertu en ses diverses formes et celui des ordres religieux, les règles pour les quatre classes et celles des Pourânas entièrement, celles de la pénitence, du noviciat, de la terre, du soleil, de la lune, la mesure des étoiles, des constellations, des planètes avec les quatre âges, les Rig, Yadjous, et Sâma, esprit suprême du Véda ; l’étude du Nyâya, la médecine, le don suivant la manière des sectateurs de Çiva ; la naissance appelée divine et humaine, quoique égale par la cause ; la description des tîrthas et des lieux saints, des rivières, des montagnes, des forêts et de la mer ; l’art des combats dans les antiques âges et les kalpas divins, les différences des espèces de langage, la marche des affaires mondaines, l’essence, qui est répandu partout et se communique à tout : enfin, il n’existe pas sur la terre un écrivain, qui ait traité déjà ces matières. » 54-70.

- « Je pense, dit Brahma, que la connaissance de la science des mystères t’élève au-dessus de la foule distinguée des solitaires, quelque distingués qu’ils soient par la pénitence. Je connais depuis le commencement ta véridique parole, qui a pour sujet Brahman : ce poème, comme tu l’appelles, sera donc le poème par excellence. De même que les trois autres états sont incapables de faire ce qui distingue le maître de maison ; ainsi nul poète n’est capable de produire ce qui distingue ce poème. Pense à Ganéça, anachorète, pour la tâche d’écrire cette œuvre. »