Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/323

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de chevaux, environné d’une armée complète, admirable de beauté, 2817.

Entouré de héros armés de piques en fer et de cimeterres, tenant dans leur droite des pilons et des massues, entouré de guerriers portant à leur main des leviers de fer et des javelots barbelés. 2818.

Au cri de guerre des soldats, au concert des tambours et des conques, au bruit des roues tournant sous les chars, au bai rit des magnifiques éléphants, 2819.

Portant diverses armes, portant divers caparaçons, au son des armes frappées avec la paume, aux rugissements des lions confondus avec le bruit des hennissements, 2820.

Les cris de joie mêlés éclataient dans toute cette marche du roi. Montées sur la plate-forme de leurs palais superbes, les femmes regardaient s’avancer dans une magnifique pompe royale ce héros, qui seul eût suffi à sa gloire, l’exterminateur des ennemis, le portrait vivant d’Indra, assis sur un éléphant aux riches couvertures. 2821-2822.

À son aspect, les dames s’imaginaient voir le Dieu, qui tient la foudre : « Le voilà, disaient-elles, ce monarque des hommes, qui a dans les combats la vaillance d’un Vasou ! 2823.

» Les armées d’ennemis, qui ont éprouvé son invincible force, ne sont plus ! » À ces mots, prononcés avec amour, les femmes de marier les éloges du roi, et de verser une pluie de fleurs sur sa tête. Célébré çà et là de tous côtés par les plus éloquents des bardes, 2824-2825.

Il sortait ainsi, plein d’une joie suprême, et se dirigeait vers les forêts, conduit par l’envie d’y tuer les bêtes fauves. Les brahmes, les kshatryas, les vaîçyas et les çoûdras, tous suivaient à l’envi ce prince, semblable au roi