Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/388

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Le roi Yayâti avait engendré au sein de Dévayânî deux autres fils, Yadou et Tourvasou, qui furent deux seconds Indra et Vishnou. 3432.

Çarmishthâ la Vrishapananide mit au monde elle-même trois fils de ce roi : Douhyou, Anou et Poûrou.

Un certain jour, Dévayânî au limpide sourire vint, accompagnée d’Yayâti, dans ce bocage solitaire. 3433-3434.

Elle vit alors ces jeunes princes aux formes célestes, qui s’amusaient là en pleine assurance et, toute surprise, elle dit ces mots : 3435.

« À qui ces enfants, sire ? Ils sont beaux : on dirait des fils d’immortels. Ils te ressemblent, à mon avis, pour la splendeur et les formes ! » 3436.

Après qu’elle eut adressé au roi cette question, reprit Vaîçampâyana, elle interrogea elle-même les jeunes princes : « Comment vous appelez-vous, enfants ? Quelle est votre famille ? Qui est votre père ? Répondez-moi sans mentir : car j’aime entendre la vérité. » 3437.

Les enfants de montrer avec l’index le meilleur des rois et d’ajouter ces mots à leur geste : « Çarmishthâ est notre mère ! » 3438.

Ce disant, ils s’avancent de compagnie vers le roi ; mais le monarque sous les yeux de Dévayânî feignit de ne pas les connaître. 3439.

Les enfants de s’en aller tout pleurants auprès de Çarmishthâ ; et, reconnaissant la vérité à leur affection pour le roi et à l’air tout honteux du prince aux paroles de ses enfants, la reine tint ce langage à Çarmishthâ : 3440-3441.

« Pourquoi as-tu fait une chose, qui ne m’est pas agréable, toi, qui es mon esclave ? Quand tu fis ce ma-