Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/452

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fils de Djamadagni, inaffrontable aux ennemis, Râma sait que l’Astra-véda est renfermé dans ton fils tout entier. Héros, conduis en ton palais ce héros, ton fils, que je te donne excellent archer, sire, et consommé dans les choses de l’intérêt et du devoir des rois. » 4003-4004-4005.

Ainsi congédié par elle, reprit Vaîçampâyana, Çântanou de retourner à sa ville, accompagné de son fils, resplendissant comme le soleil. 4006.

Le rejeton de Poûrou, arrivé dans sa capitale, ressemblante à la cité de Pourandara, se crut dans sa pensée en possession du précieux objet de tous ses désirs. 4007.

Ensuite, il lit sacrer au milieu des citadins comme roi de la jeunesse ce fils magnanime, rempli de qualités, inspirant la sécurité pour les choses de l’empire. 4008.

Le glorieux fils de Çântanou se concilia par sa conduite, chef des Bharatides, l’affection des citadins, du royaume et de son père. 4009.

Le monarque à la valeur sans mesure vécut ainsi quatre années heureux avec son fils. 4010.

Un jour qu’il était allé dans un bois au voisinage de la rivière Yamounâ, il sentit une odeur suave, qu’on n’aurait su définir. 4011.

Il porta çà et là ses pas, cherchant la cause de ce parfum, et vit une jeune fille de pêcheur à la beauté divine.

À peine l’eut-il vue qu’il interrogea la fille aux yeux noirs : « Qui es-tu ? De qui es-tu fille ? Que désires-tu faire, belle timide ? » 4012-4013.

« Je suis une fille de pêcheur, lui répondit-elle ; j’ai pour métier de conduire une barque sous les ordres de mon père, le magnanime roi des pêcheurs, s’il te plaît. »

Le roi Çânlanou, voyant cette beauté divine, jointe aux