Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/491

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râshtra la main de Gândhârî, élevée à marcher dans le sentier du devoir. 4373-4374.

Mais son infirmité, Bharatide, était venue aux oreilles de Gândhârî ; elle avait également appris que son père et sa mère désiraient la donner pour fiancée au prince aveugle. 4375.

Elle prit alors un voile, qu’elle plia, sire, en plusieurs doubles et l’attacha devant ses yeux, enchaînant sa vie par le vœu de ne plus voir cette lumière, dont son époux était privé : 4376.

« Pour qu’il ne m’arrive pas de reprocher à mon époux son malheur I » dit-elle, ayant ainsi formé sa résolution. Sur ces entrefaites, le fils du roi de Gândhâra, Çakouni, s’étant lui-même rendu 4377.

Chez les Kourouides, accompagné de sa sœur éclatante de fraîche jeunesse et de beauté, donna cette princesse dans une magnifique toilette à Dhritarâshtra 4378.

Et fit célébrer le mariage avec l’assentiment de Bhishma, La princesse une fois remise avec une suite convenable à son rang, le héros de retourner à sa ville après qu’il eut reçu en échange des siennes les salutations de Bhîshma.

Gândhârt à la jolie taille, petit neveu de Bharata, fit naître la joie chez tous les Kourouides par ses manières, ses vertus et son caractère. 4379-4380.

Elle se concilia par sa bonne conduite l’estime de tous les gourous et, toute absorbée dans l’amour de son époux, jamais cette femme chaste ne parla de sa voix à nul des autres hommes. 4381.

Le chef des Yadouides, nommé Çoûra, fut le père de Vasoudéva, reprit Vaîçampâyana : il avait une fille, nommée Prithâ, incomparable en beauté sur la terre. 4382.