Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/555

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Alors qu’ils étaient montés sur un arbre pour y cueillir des fruits, Bhîma secouait l’arbre d’un coup de pied.

Frappés de ce coup impétueux, les arbres vacillaient, et les enfants tombaient d’une chûte, mêlée à celle des fruits. 4984-4985.

Jamais, ni dans une lutte, ni à la course, ni dans les exercices militaires, les jeunes princes, qui cherchaient à l’imiter, n’obtenaient sur lui quelque supériorité. 4986.

Quand Vrikaudara le disputait aux jeunes Dhritarâshtrides, il ne cessait pas d’être excessivement désagréable par enfantillage, mais non dans un esprit de méchanceté.

Alors que l’auguste Douryodhana se vit obligé de renoncer à lutter contre la force de Bhîmaséna, il montra son mauvais naturel. 4987-4988.

La démence et l’ambition du trône fit naître une pensée criminelle en cet homme, transfuge de la vertu et qui promenait ses yeux autour de lui sur tous les vices. 4989.

« Ce Vrikaudara, le plus fort des forts, le fils de Kountî, le deuxième des trois fils de Pândou, il faut le contenir par la méchanceté. 4990.

» Vigoureux, vaillant, doué d’un immense héroïsme, se dit-il, Bhîmaséna seul combat contre nous tous réunis !

» Un jour qu’il sera endormi dans le jardin public de cette ville, précipitons-le dans le Gange ; puis, on jettera dans une prison chargé de fera, Youddhishthira, qui excelle sur tous ses frères puînés et, lui donnant une mort violente, je régnerai sur la terre ! » Quand il eut arrêté sa résolution de cette manière, le scélérat Douryodhana d’épier continuellement cette occasion, que devait lui offrir le magnanime Bhîma. 4991-4992-4993.

Ensuite, il se fit élever, pour le plaisir du bain, puissant