Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/564

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quiétudes au roi des Dieux à cause de l’excellence du Dhanour-Véda. 5075.

Le souverain des Immortels envoya donc, noble Kourouide, une jeune fille des Dieux : « Mets obstacle, lui dit-il, à sa pénitence ! » 5076.

Elle se rendit à son délicieux hermitage ; et la jeune enfant essaya de tenter le Gautamide, portant un arc et des flèches. 5077.

À peine eut-il vu dans le bois cette Apsara de formes incomparables dans le monde à demi-nue sous un seul vêtement, le Gautamide resta, les yeux tout grands ouverts. 5078.

Son arc et ses flèches tombèrent de ses mains sur la terre, et son corps fut agité même d’un tremblement à cette vue. 5079.

Mais, grâce à son éminente fermeté, le grand docteur ne descendit pas des hauteurs de la science ni de la vigueur de sa pénitence. 5080.

L’émotion de l’anachorète eut bientôt montré son effet : elle fit couler sa semence et lui-même, sire, ne s’en aperçut pas. 5081.

Le solitaire s’en alla, quittant son hermitage et fuyant la nymphe, mais son fluide prolifique tomba sur le bois d’une flèche. 5082.

La semence tombée sur le bois de flèche se partagea en deux, roi des hommes, et de là naquit un couple d’enfants à Çaradvat le Gautamide. 5083.

Un jour que le roi Çântanou errait à la chasse au gré de son caprice, je ne sais quel homme de son armée vit ces deux jumeaux dans la forêt. 5084.

Ayant vu l’arc avec sa flèche et des peaux d’antilope