Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/595

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de vache, qu’un lien tenait suspendue en l’air. 5370.

C’est ainsi qu’habile à manier les javelots, il fit des merveilles avec l’arc, le grand cimeterre, les autres armes, et qu’il décrivit, monarque sans péché, des cercles avec la massue. 5371.

Ces exercices surprenants accomplis, quand la curiosité de l’assemblée commençait à s’émousser, Bharatide, et le son des instruments de musique à languir, 5372.

Un bruit de mains applaudissantes, annonce de force et de grandeur, se fit entendre, semblable à un coup de tonnerre, venant du côté de la porte. 5373.

« Est-ce que les montagnes se fendent ? Est-ce que la terre s’entrouvre ? Est-ce que le ciel se remplit de nuages épais et gros de pluies ? »

Telle fut en ce moment, souverain de la terre, l’opinion de l’amphithéâtre ; et tous les spectateurs alors de tourner la tête vers la porte. 5374-5376.

On vit paraître, environné des cinq nobles frères, Drona, tel que Lunus, entouré des cinq étoiles de la constellation Savitra. 5376.

La vigoureuse centaine de frères, accompagnée d’Açwatthâman, environnait Douryodhana, le meurtrier des ennemis, qui marchait, le front levé. 5377.

La poignée de sa massue à la main, au milieu de ses frères, les armes droites, se pressant autour de lui, il brillait en ce moment tel que Pourandara, environné des troupes immortelles dans le jour, qui vit la perte des Dânavas. 5378.

Quand ces héros lui eurent donné un libre passage, Karna, le conquérant des cités ennemies, entra dans la vaste enceinte, les yeux épanouis d’étonnement. 5379.