Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 2.djvu/105

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
83
ADI-PARVA.

À ces mots d’Yâdja, et tandis qu’il versait dans le feu cette offrande consacrée, s’élança tout à coup du brasier enflammé un Jeune homme semblable à un Dieu, 6393.

Couleur de flammes, épouvantable de formes, coiffé d’une tiare, vêtu d’une admirable armure, tenant un cimeterre, portant des flèches, armé d’un arc et poussant mainte et mainte fois un cri de guerre. 6394.

Il monta sur un char magnifique et s’avança porté sur lui au milieu des Pântchâlains joyeux, qui s’écriaient tous à l’envi : « Bien ! Bien ! » 6395.

La terre ne put supporter les transports de leur joie. Un grand être du haut des airs, où il marchait invisible, proclama ces mots : « Le voici né ce roi, fils du roi, qui fera la gloire des Pântchâlains, et chassera le souci du roi ! » 6396-6397.

Il sortit en même temps du milieu de l’autel une noble vierge, honneur du Pànichâli, aux membres admirables, aux yeux grands, bien noirs, 6308.

Aux yeux comme les pétales du lotus bleu, à la carnation d’azur, aux cheveux bouclés et noire, aux ongles dorés et longs, aux seins potelés, ravissants, aux charmants sourcils ; 6399.

Être de la classe des Immortels, qui s’était fait un corps humain pour se rendre visible, et de qui l’odeur, semblable au parfum du lotus bleu, s’étendait jusqu’à la distance d’un kroça ; 6400.

Elle, qui était revêtue d’une beauté suprême, dont l’image n’existait pas sur la terre, beauté divine, objet de tous les désirs des Yakshas, des Dânavas et des Dieux.

À peine était née cette vierge charmante, qu’une voix non formée dans un corps annonça : « Voici Krishnâ la