Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 2.djvu/221

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ADI-PARVA.

» Portons-nous contre le palais du Pântchâlain avant que le rejeton de Vrishni, entraînant sur ses pas une armée d’Yadouides, ne vienne réclamer le diadème pour les fils de Pândou. 7480.

» Les richesses, les diverses jouissances, un royaume entier, il n’est rien, que Krishna ne veuille abandonner pour les fils de Pândou. 7431.

» Cest par la valeur, que Bharata le magnanime a conquis la terre ; c’est par la valeur, que le Dieu, régulateur de la maturité, a conquis les trois mondes. 7432.

» On loue, monarque des hommes, le kshatrya pour sa raleur ; la valeur, taureau du troupeau des rois, est la qualité propre aux héros. 7433.

» Nous, sire, à la tête d’une grande armée en quatre corps, allons vîte écraser Droupada et ramenons prisonniers les fils de Pândou. 7434.

» On ne peut vaincre les Pândouides, ni par les flatteries, ni par les dons, ni par la division ; c’est donc â force ouverte qu’il te faut triompher d’eux. 7485.

» Quand ils auront Succombé sous ta force, jouis du globe entier. Après tout, monarque des hommes, je ne vois pas d’autre expédient à suivre. » 7436. Vaîçampàyana dit :

À ces mots, l’auguste Dhritarâshtra d’honorer le fils de Râdhâ et de lui adresser les paroles suivantes : 7437.

« Une telle parole, qu’a dictée la vaillance, sied au fils de mon noble cocher, à toi, l’homme de grande science, qui es consommé dans la pratique des armes. 7438.

» Exposez vous deux une seconde fois avec Bhîshma, Drona et Vidoura, ces pensées, qui font lever l’astre de notre bonheur. » 7439.