Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 2.djvu/356

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» Préviens-tu les ennemis, qui vont marcher contre toi, en faisant marcher contre eux, suivant la règle, ces moyens, habilement mis en œuvre ; la caresse, la corruption, la division et la force ! 195.

» Tu es en guerre avec un ennemi, qui a poussé de fortes racines : t’avances-tu vaillamment pour le vaincre, et, la victoire obtenue, deviens-tu son protecteur ? 196.

» As-tu une armée en quatre corps différents, composée de huit membres, bien commandée par de bons officiers, et capable de briser l’agrandissement des ennemis ? 197.

» Sans abandonner dans le royaume des ennemis, grand roi, le fléau des ennemis, ni une parcelle de terre, ni même la grandeur du poing, fais-tu mordre la poussière aux ennemis sur le champ de bataille ? 198.

» Dans les états de tes rivaux, as-tu de nombreux agents, qui influencent les affaires et se gardent mutuellement ? 199.

» Des inspecteurs, approuvés par toi, grand roi, veillent-ils sur les parfums, les comestibles et la pratique du massage ? 200.

» Ton trésor, tes greniers, ton char, ta porte, ton arsenal, tes revenus sont-ils confiés à des gens, qui te sont dévoués et d’une vertu parfaite ? 201.

» Commences-tu par te mettre en garde toi-même, souverain des hommes, contre ceux du dedans et contre ceux du dehors ; les défends-tu ensuite des leurs ; puis, les uns des autres ? 202.

» N’approuve-t-on pas les dépenses, effets du vice, que tu as faites dans la première partie du jour, en liqueurs, aux dés, à d’autres jeux, en femmes ? 203.

» Ta dépense en valets et en femmes est-elle payée