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LE MAHA-BHARATA.

» Et Maroutta pour son opulence : tels sont les cinq, qui furent, suivant la tradition, monarques du monde entier. Tu désires, Youddhishthira, l’empire universel et tu réunis ces divers avantages. 650.

« L’élévation, qui porte le sceau de la politique, de l’utile et du juste, est donnée en vue de la répression dans l’youga des sages. » Djarâsandha le Vrihadrathide pense de cette manière ; il s’imagine que les mantras lui sont tous soumis : sache-le bien, chef des Bharatides. 651.

» Cent-et-une races, cent-et-un rois le détestent : il exerce donc malgré eux l’empire universel. 662.

» Des monarques, riches en pierreries, composent la cour de Djarâsandha ; et celui, qui, dans sa démence, fermerait son oreille à la politique, n’aurait point à se réjouir de lui. 653,

» Cet homme souverain enlève de force, un roi, de qui la tête fut sacrée, et nulle part nos yeux n’en voient un, sur lequel cet homme n’ait mis la main. 654.

» Djarâsandha les a tous ainsi réduits en sa puissance dans un nombre inférieur à cent : comment un, autre monarque nécessairement faible, pourrait-il, fils de Prlthâ, s’avancer contre lui ? 655.

» Quel plaisir, éminent Bharatide, peut exister dans la vie pour ces rois éclatants aux fronts sacrés, si ce n’est celui seul des bestiaux dans les étables de leur maître ?

» Comme l’honneur est la récompense du guerrier, qui trouve la mort sous les armes, repoussons, afin de la mériter, le roi du Magadha dans une bataille. 656-657.

» Djarâsandha, sire, emmena quatre-vingt-six rois ; quatorze restent encore ; il va donc se porter en avant d’une marche épouvantable. 658.

» Une gloire éclatante sera la récompense du héros,