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SABHA-PARVA.

» En effet, à cette heure, où je suis abrité sous la force de ton bras, je ne puis encore me regarder comme un homme fort, puisqu’il t’inspire de la terreur à toi-même.

» Il est impossible de lui ôter la vie, Mâdhava aux longs bras, ou par la main d’Arjouna, ou par celle de Bhîmaséna, ou par Balarâma, ou même par un coup venu de toi ! 641-642.

» Dans ma connaissance de ces choses, rejeton de Vrishni, je roule mainte et mainte pensée ; car tu es devenu une autorité pour moi, Kéçava, dans toutes les affaires.

» À ces mots, Bhîma, orateur éloquent, de répliquer en ces termes : 643-644.

« Le roi, qui, ayant commencé une chose, ne s’y dévoue pas entièrement, et le, faible, qui, privé d’expédients, affronte le puissant, s’affaissent comme une fourmillière, battue des vents et de la pluie. 645.

» Mais il n’est pas rare de voir le faible vaincre à force d’activité un puissant ennemi par une conduite habile de ses ressources et grâce aux expédients. 646.

» La science politique est en Krishna, la force en moi, la victoire en Dhanandjaya, fils de Prithâ : nous abattrons le roi du Magadha et nous accomplirons le sacrifice, comme trois Agnis. » 647.

Krishna dit à son tour :

» Un insensé commence des entreprises et n’en considère pas les conséquences : aussi n’a-t-on garde de négliger un ennemi, fût-il un enfant, s’il donne une grande attention à ses affaires. 648.

» Yaâuvanâçvi, parce qu’il fit la remise des impôts ; Bhagîratha, parce qu’il sut bien défendre ses peuples ; Kârtavîrya à cause de l’énergie de sa pénitence ; l’auguste Bharata pour sa force, 649.