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LE MAHA-BHARATA.

Les formidables héros mangeaient avec leur mère une moitié de l’aumône ; l’autre moitié du tout était mangée par le vigoureux Bhîma. 6108,

Tandis que ces magnanimes habitaient dans ce royaume, ils virent s’écouler, chef des Bharatides, un bien long espace de temps. 6109.

Les princes, un jour, s’en étaient allés mendier, mais par hasard Bhîma était resté à la maison avec Prithâ, sa mère. 6110.

Tout à coup dans la maison du brahme, elle entendit, Bharatide, un grand son de cris, poussé très-haut, effrayant, causé par la douleur. 6111.

Quand elle eut reconnu que ces hurlements étaient des plaintes, sire, sa bonne nature et sa compatissance ne purent les supporter. 6112.

Alors cette noble Prithâ dit à Bhîma d’un cœur agité parla douleur ces mots remplis de compassion : 6113.

« Nous habitons bien tranquillement, mon fils, dans la maison du brahme, honorés, exempts de chagrin, inconnus au fils de Dhritarâshtra. 6114.

» Mon esprit est continuellement occupé de cette idée : « Puis-je faire au brahme un plaisir, que lui ferait toute personne, reconnaissante d’une agréable hospitalité ? »

» Un homme tel que toi, en qui ne meurt pas la mémoire d’un service, doit surpasser tout ce que ferait un autre homme ! 6115-6116.

» Sans doute un malheur est tombé sur le brahmane. S’il en est ainsi dans cette maison, je dois lui prêter mon assistance : portons-lui secours ! » 6117.

« Sachons d’abord, lui répondit Bhîmaséna, quel est son malheur et quelle en fut la cause. Une fois instruit de