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LE MAHA-BHARATA.

mortel, ou Gandharva, jeune, bien paré, opulent ou d’un charmant visage. 14,671.

» Je n’entre et je ne mange jamais avant que mon époux ne soit entré, n’ait mangé, n’ait pris son bain, lui et même ses serviteurs. 14,672.

» Que mon époux revienne à la maison, ou d’un champ, ou du bois, ou du village, je me lève aussitôt pour lui offrir un siège et de l’eau fraîche. 14,673.

» Soumise, ayant bien lavé tous les vases, parfaitement balayé la maison, tenant mes provisions bien gardées, ayant sucré les aliments, je donne la nourriture au moment révolu. 14,674.

» Je ne fréquente pas les femmes de mauvaise vie, qui ont des entretiens profondément secrets [1] ; je suis toujours bienveillante et n’ai jamais de paresse. 14,675.

» Toujours sans mal aux yeux, toujours souriante, ma place à chaque instant est vers la porte ; j’évite de faire un long séjour au milieu des ordures et dans les privés. 14,676.

» J’évite l’excès dans le rire et l’excès dans le courroux, je fuis les occasions de me mettre en colère ; je me plais continuellement dans la vérité et dans le service de mes époux. 14,677.

» Je ne désire jamais d’aucune manière l’absence de mon mari : s’éloigne-t-il afin d’aller chez quelqu’un pour affaire d’un parent, j’observe mon vœu et je suis alors une fleur, dont la couleur a disparu. Je refuse toutes les choses, que mon époux ne boit pas, qu’il n’aime pas et dont il ne

  1. Le texte dit atiras, mot, qui n’existe pas ; il est évident qu’il faut ici : atirahas.