Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 4.djvu/423

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VANA-PARVA.

mange pas. Je suis toujours soumise, noble dame, comme j’en ai reçu le précepte. 14,678-14,679-14 680.

» Bien parée, toujours docile, je trouve mon plaisir dans ce qui plaît à mon époux. J’ai appris au temps passé, de la bouche de ma belle-mère, quels devoirs sont à remplir envers les parents. 14,681.

» Je connais l’aumône, l’offrande à tous les êtres, le çrâddha, la cuisson dans un vase d’argile aux jours des parvans, le traitement respectueux à l’égard des personnes vénérables, et tous les autres. 14,682.

» Jour et nuit sans négligence, je suis tous ces devoirs, et toujours je tends de toute mon âme à la modestie et à la répression des sens. 14,683.

» Je sers, comme des serpents irrités, mes époux vertueux, doux, adonnés à la vérité et qui ont les défenseurs du devoir de la vérité. 14,684.

» L’habitation avec son époux fut toujours estimé le devoir éternel de la femme : il est son Dieu, il est sa voie ; il n’en est pas une autre. Qui d’elles ferait jamais une chose désagréable à son époux ? 14,685.

» Je ne dors pas, je ne mange pas, je ne suis pas ornée plus que ne sont mes époux, et ; quand je trouve toujours devant moi cet obstacle, je ne calomnie point ma belle-mère.

» Mes cinq maris, dame très-vertueuse, marchent toujours avec attention sous ma loi, pour le temps du lever et pour l’obéissance à leur gourou. 14,686-14,687.

» Je sers moi-même ses aliments, son breuvage et son ombrelle à la noble Kountî, qui a donné le jour à des héros et ne s’est jamais souillée d’un mensonge. 14, 688.

» Mon sommeil et le sien ont la même durée. Qu’elle marche mon égale en nourriture, en vêlements, en parure ;