Page:Faydit de Terssac - À travers l’Inde en automobile.djvu/60

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grec, des colonnades de pierres majestueuses et droites, les appartements sont extraordinairement grands, éclairés par huit fenêtresbaies et fermées par quatre quadruples portes ; des serviteurs nombreux et attentifs sont à la disposition des invités du prince.

Ce dernier, Ali Kadar Syud Hassan Mirza, de Moorshidabad, est vieux et fort cassé. Ses trois tils, dont les aînés ont été élevés à Oxford, ne conservent de leur éducation européenne qu’une grande facilité à s’exprimer en anglais et le goût du sport. Ils sont redevenus, après un séjour de iû ans en Angleterre, parfaitement indigènes dans le costume, les habitudes quotidiennes ; ils demeurent excessivement attachés à leur pays et à ses croyances religieuses ou politiques. L’un d’eux, le cadet, le prince NasirSalieb est venu de la part de son père se mettre à notre disposition pour nous faire visiter le palais, où nous logeons. Sou costume est délicieux de pittoresque et lourd de richesses. Il porte des culottes de soie vert amande et une sorte de redingote en damas violet souta-Chée de fines broderies d’or en relief. En guise de jambières, des bandelettes de soie blanche lui montent jusqu’aux genoux ; les pieds sont chaussés de sandales de cuir blanc, ornées d’un gros bouton de diamant. Sur sa chevelure bouclée, noire et luisante, il pose une calotte en forme île pirogue renversée, faite de drap d’or et scintillante de perles fines.