Page:Feer - Contes indiens, 1883.djvu/233

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espèces de mets, ceux qu’on mâche, qu’on suce, qu’on lèche, qu’on boit, pourvus des six saveurs, l’astringente, la douce, la salée, la forte, la piquante, l’acide. Ensuite, après avoir mâché son bétel mêlé à des substances odorantes préparées de diverses manières, muscade, girofle, etc., il se frottait les membres de substances odorantes telles que le sandal, se chargeait de guirlandes de fleurs de diverses espèces, donnait congé à ses parents et amis, et se couchait pendant quelque temps sur un lit comme on n’en avait pas encore vu. Puis, après avoir entendu les sons agréables de la troupe des oiseaux parleurs, le perroquet, la çârikâ, avoir ri sar les quatre tons avec la troupe de ses jeunes femmes, les plus belles qu’on eut encore vues, et passé le reste de l’après-midi à entendre les histoires, les purânas, etc., il examinait ses troupes, ses richesses, son mobilier, avec les inspecteurs préposés à ces divers objets. Le soir venu, il accomplissait les cérémonies prescrites par les Vedas ; après avoir, avec les Pandits, accompli tout ce qui est conforme aux Çâstras, il se réunissait à des gens de plaisir et s’amusait à voir danser, à entendre chanter et à faire de la musique, jouissait du