Page:Feer - Le Tibet.djvu/15

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eaux dans le Tibet propre. Celui du plateau paraît être de très peu d’importance ; à part les sources du fleuve Bleu au nord-est et quelques affluents de gauche du Tsang-bo-tchou au sud, les faibles cours d’eau de cette région se perdent dans les sables ou se déversent dans des lacs intérieurs. Les lacs y sont en effet nombreux ; mais ils ne le sont pas moins dans le Tibet propre. Nous citerons les principaux.

Lacs. — À l’extrémité occidentale, nous trouvons le Pang-kong (4,245 m.), qui forme une série de lacs ; puis, en suivant la direction du sud-est au pied du Kailâsa, deux lacs voisins communiquant entre eux, dont l’un, le plus oriental, le Manasarovar, est célèbre dans les traditions indiennes, l’autre est celui dont sort le Satledge ; au centre du pays, et au sud du Tsang-bo, le Phalgo, le Tchomto-dong (4,480 m.), le Kalo et le Cham communiquant entre eux et d’où s’écoule le Painom, surtout le lac Palte (4,114 m.) très voisin du Tsang-bo, dont il est séparé par le Khamba-la. Il a une forme à peu près ovale et 72 kilomètres de tour : au centre s’élève une île montagneuse ou une agglomération d’îles qui occupe la plus grande partie de la superficie, et autour de laquelle l’eau forme comme un anneau ou une ceinture large de 4 à 5 kilomètres. Le plus grand lac à l’est est le Paso.

Tels sont les lacs de la région himâlayenne.