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logien Hollandois du 17e siecle, se servit des lumières qu’il avoit puisées dans l’étude, de la théologie, pour donner divers Traités sur les matières qui la concernent. Le meilleur que l’on connoisse de lui est contre celui de Beverland : De Peccato originali. Ce Traité de Rysten n’est pas commun ; il est intitulé : Justa Detestatio Libelli Beverlandi, de Peccato originali, in-8°., 1680. C’est une bonne réfutation de l’indécent & absurde paradoxe, que Beverland avoit répété d’après Corneille Agrippa, contraire non-seulement, comme nous l’avons observé, à l’ordre établi pour la reproduction & la perpétuité de l’espece humaine (voyez Agrippa Henri-Corneille), mais à la croyance confiante de l’Eglise Catholique qui a toujours pris dans le sens littéral ce que la Genese nous apprend de la prévarication du premier homme ; comme elle s’en explique dans toute sa Liturgie, & particulièrement dans la Messe de la Passion : Salutem humani generis in ligno crucis constituisti ; ut undè mors oriebatur, indè vita resurgeret ; & qui in ligno vincebat, in ligno quoque vinceretur.