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LE SKI EN FRANCE

d’abord avec étonnement et méfiance ce nouveau mode de locomotion, si différent des raquettes habituelles.

Mais les progrès devaient s’accentuer davantage, et cela grâce, en grande partie, au Club Alpin Français et surtout au Touring Club de France, à leur esprit d’intiative et à l’influence dont ils jouissent auprès des pouvoirs publics.


CHASSEUR ALPIN APPRÉCIANT LA LONGUEUR D’UNE PAIRE DE SKIS PAR RAPPORT À SA TAILLE.
(Cliché Branger.)

Tout d’abord, on envoya à l’École Normale de Briançon, destinée uniquement à former des officiers skieurs, des représentants de l’armée des Alpes, puis des Pyrénées et des Vosges. Ce stage était des plus précieux pour eux. Ils devenaient capables de former des instructeurs qui, rentrés dans leurs foyers, répandraient parmi leurs compatriotes, avec le goût du ski, sa technique et ses procédés sommaires de fabrication. C’est, en effet, à l’atelier des Écoles de Briançon que furent faites les premières études permettant d’établir à prix réduit l’outil de précision qu’est le ski de Telemark et de contribuer, par cela même, à son expansion dans les régions les moins fortunées.

À cette époque, les skis provenaient presque exclusivement de Norvège et étaient très coûteux. Le Touring Club de France subventionna l’École de Briançon et, par ses soins, un certain nombre de paires sortant de ses ateliers furent distribuées aux soldats libérés.

Ces encouragements ne furent pas inutiles. Il se constitua des

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