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I

L’ATTAQUE NOCTURNE


Dans l’après-midi de ce jour, le 18 octobre 1690, les vaisseaux de l’amiral anglais, William Phipps, avaient bombardé Québec. Les habitants et la garnison n’avaient presque pas souffert au feu de l’ennemi : quelques toits seulement avaient été crevés par les boulets et quelques bicoques démolies. Mais en retour, les batteries du Fort Saint-Louis et celles de la basse-ville avaient fort endommagé les vaisseaux ennemis.

Le feu des Anglais avait cessé vers le crépuscule, tout à coup, et aussitôt les habitants qui, par prudence, étaient demeurés au fond de leurs caves, avaient envahi les rues de la ville poussés par la curiosité de constater les dégâts et de savoir si les Anglais s’étaient retirés.