Page:Ferrier - La Marocaine.pdf/10

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ATTALIDE.

Mon père !


OTTOKAR.

Mes enfants !… Et tout le monde s’est bien porté en mon absence ?


ATTALIDE.

Oui, papa !


OTTOKAR.

Vous avez été bien sages, bien tranquilles ?


ACHMED.

Bien sages… oui !… bien tranquilles… non !


OTTOKAR.

Mes créanciers !… ils vous ont tourmentés, mes créanciers ?… Il a plu du papier timbré ?


ATTALIDE.

Hélas ! oui, papa !


ACHMED.

Je me suis permis d’en faire une liasse, que voici.

Il lui remet un gros paquet de papiers.


OTTOKAR.

Jamais je ne pourrai payer tout ça !… Embrassez-moi tout de même… j’ai pensé à vous, mes chers enfants, là-bas… dans les combats !


ATTALIDE.

Des souvenirs ?


OTTOKAR.

Oui, pour tout le monde !… Il y en a pour Achmed !… il y en a pour toi, ma fille ! J’ai fait porter dans tes appartements deux coffrets pleins de riches bibelots, glorieusement raflés sur le champ de bataille !


ATTALIDE.

Que vous êtes bon, mon père !