Page:Ferrier - La Marocaine.pdf/26

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SOLIMAN.

Quinze cents prisonniers !


OTTOKAR.

Cinquante chevaux !


SOLIMAN.

Cinquante mille chevaux !


OTTOKAR.

Et dix canons…


SOLIMAN.

Et dix millions de canons… sont le trophée de cette éclatante victoire ! Le général Ottokar a bien mérité de la patrie ! (au sténographe.) Est-ce écrit ? Courez !… Cette dépêche au Moniteur du Maroc ! (À lui-même.) Ça fera bien, dans le Moniteur… mon peuple commençait à murmurer, ça fera bien !… (À ottokar, bas.) Toi, écoute donc, qu’est-ce qu’il y a de vrai dans tout ceci ?


OTTOKAR, bas.

Sauf une légère exagération…


SOLIMAN, idem.

Ça me regarde, les exagérations… mais la victoire ?


OTTOKAR, idem.

C’est vrai, la victoire !


SOLIMAN, bas.

Bien vrai ?


OTTOKAR, idem.

Vous douteriez ?…


SOLIMAN.

Si je doute !… Avec ça que c’est la première fois que mes généraux m’auraient fourré dedans ?


OTTOKAR.

Oh ! Hautesse !